8 février 2018 - Mona - L'Almanach candide

Samedi 24 février : Journée Themis – Cité des associations

Programme Themis-Marseille

Parmi les multiples façons de pratiquer les sciences sociales tout en s’impliquant pertinemment dans la Cité, voici une heureuse initiative du collectif citoyen Thémis : une journée de travail sur les politiques des drogues et de réduction des risques. L’événement aura lieu à la Cité des associations (93, la canebière, 13001 Marseille) de 10h à 21h. Le programme, accessible en cliquant sur l’image ci-dessus et se trouve également sur la page Facebook du collectif.

4 février 2018 - L'équipe - Rencontres et lendemains

Samedi 10 février : comment s’engager avec la question des migrations ?

À l’initiative d’Hors Gabarit, le Tamis vous invite à participer à un déjeuner/café de rencontre et de discussion à la cantine du midi, le 10 février prochain, 36 rue Bernard, dans le quartier de la belle de mai. Nous vous proposons d’aiguiller nos échanges autour d’une thématique : comment s’engager avec la question des migrations ?

HorsGabarit

Ce déjeuner/café a été imaginé comme une occasion conviviale et informelle pour échanger sur nos activités associatives et ouvrir notre horizon, en découvrant d’autres individus et collectifs marseillais, mus par des questions et des engagements similaires.

On vous ouvre nos cuisines !

Pour lancer la discussion, nous avons choisi de vous présenter un projet en cours d’élaboration au Tamis, appelé “La rencontre des Arts et des Sciences sociales : Comment dire les migrations ?” – En voici une présentation :

Ce projet prévoit une série de rencontres, sous la forme de journées d’études, entre personnes en situation de migration (ou en ayant fait l’expérience), acteurs de terrain, artistes, doctorant.e.s et chercheur.e.s en sciences sociales. L’évènement sera organisé à Marseille à l’automne 2018.

Alors que ce qui a été qualifié de « crise des migrants » a provoqué un renforcement des frontières – les murs se construisent, les camps et contrôles d’identité se multiplient, le contrôle se militarise –, nous nous interrogeons sur notre responsabilité et sur les modalités de notre engagement, en tant que chercheur.e.s mais aussi plus largement, que citoyen.ne.s.

Dès lors, l’objectif de ces rencontres est d’explorer en quoi décloisonner nos questionnements et nos pratiques nous permettrait de rendre visibles et de dire les migrations dans la perspective de désamorcer le “scénario du pire”. L’une des manières de penser notre action est de rendre visibles et audibles les personnes en situation de migration, en facilitant, sous de nouvelles formes, la voix migrante.

Nous imaginons cette première rencontre du 10 février comme une étape fondamentale dans le travail d’élaboration de ce projet d’évènement. Samedi prochain, nous espérons rencontrer des participant.e.s et/ou des partenaires potentiels, tout en ouvrant nos cuisines de projet à l’émulation collective.

Nous vous espérons nombreux.se.s et intéressé.e.s !!!

Programme de la rencontre :

 

Déjeuner : 12h – 14h

(= heures d’ouverture de la cuisine)

Menu :

Velouté de panais

Gratin MonChou

Dolce Ricotta

Rencontre/Discussion : 14h – 16h

Les enfants sont les bienvenus, Hors Gabarit a tout prévu !

[au programme : un atelier arts et sciences sociales pour les petits]

Cliquez ici pour voir et relayer l’évènement sur Facebook

1 février 2018 - L'équipe - ici-même

Fleur est docteure : Oh peste !

Le samedi 9 décembre dernier, Fleur Beauvieux, membre historique du Tamis, a soutenu sa thèse en histoire moderne sous les combles du bâtiment de la Vieille Charité – un lieu marseillais lui même historique et qui héberge les locaux du Centre Norbert Elias, laboratoire interdisciplinaire de l’EHESS – École des Hautes Études en Sciences Sociales.

Entre les murs en vieille pierre et sous la charpente en bois, Fleur a présenté au jury son manuscrit intitulé “Expériences ordinaires de la peste. La société marseillaise en temps d’épidémie (1720-1724).” Claire Favre-Taylaz, illustratrice en chef du Tamis, a croqué l’évènement :

Docteur fleur2

Parce que toute l’équipe du Tamis est très fière de cet aboutissement, nous avons voulu célébrer ce doctorat sur notre blog. Pour ce faire, nous vous proposons différentes manières de vous familiariser avec la peste (êtes vous vraiment prêt.e.s pour cette expérience ?), à l’aide de trois fragments évocateurs de ce que la peste a représenté pour Fleur pendant ses années de doctorat.

Fragment de peste n°1 : le résumé

Voici le résumé de la thèse de Fleur (des centaines de pages réparties en deux tomes, oui oui !) :

Cette recherche porte sur la vie ordinaire des Marseillais et Marseillaises pendant et juste après la peste de 1720-1722. Nous proposons un état des gestes, des lieux, des attitudes et des situations qui se transforment ou se modifient durant l’épidémie et lors de la reconstruction immédiate de la société marseillaise à la suite du passage du fléau. Les institutions, les groupes et les dimensions individuelles multiples sont examinés pour privilégier la perception qu’en ont les acteurs. La problématique au centre de cette thèse n’est donc pas seulement de documenter l’épidémie de 1720 ou les attitudes des contemporains face à la mort, mais également la façon dont les hommes vivent en « temps de peste ». Cette expression recouvre les années au cours desquelles furent instituées des mesures de gestion spécifiques de la ville et de ses populations. Nous tentons ainsi de nous éloigner d’une conception spectaculaire de l’évènement, sans toutefois renier son côté extraordinaire. Si la peste reste un temps d’exception, c’est la vision ordinaire et quotidienne de cet épisode marseillais qui est privilégiée. Le premier grand champ de cette thèse propose une réflexion autour du pouvoir urbain et identifie les principaux outils dont il dispose pour instaurer un ordre dans la ville. Une police spécifique est en effet créée pour gérer au quotidien la catastrophe. La seconde partie étudie les répercussions des mesures de contrôle policier dans l’espace urbain et en particulier grâce à la mise en place d’un réseau d’hôpitaux pour circonscrire et soigner la peste. Nous menons une réflexion sur la construction de différents lieux clos en temps d’épidémie (hôpitaux, lazarets, prisons), et au sens que ceux-ci pouvaient avoir dans une ville affligée de contagion. Enfin, le dernier grand champ de cette thèse propose une étude basée essentiellement à partir des procédures jugées par le Tribunal de police pendant la période, en privilégiant une approche micro-historique et tente de ramener l’ordinaire des relations sociales notamment populaires pendant la contagion.

Pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur les travaux universitaires de Fleur, vous pouvez consulter la liste de ses publications sur sa page personnelle, sur le site du Centre Norbert Elias.

Fragment de peste n°2 : la chanson

Pendant plusieurs années, Fleur et Jérémie, poète, chanteur et musicien, ont partagé la même colocation marseillaise. La peste qui envahissait la vie de Fleur a vite touchée l’univers de Geronimo ! Chapeau, inspiré pour composer une jolie chanson : “Oh peste”.

Si vous aimez cette ritournelle, allez regarder de plus près les compositions de Geronimo ! Chapeau, qui évoquent la peste, mais aussi la mer, le tour de la baleine et de bien d’autres choses…

Fragment de peste n°3 : le T-shirt

Fleur nourrit une passion pour les travaux de Michel Foucault, qu’elle connait mieux que quiconque au Tamis. Vous savez donc à qui vous adresser pour obtenir des conseils de lecture mais aussi des conseils vestimentaires, puisque Fleur connaît des bons fournisseurs de T-shirt :

Foucault

Félicitations à notre super T’amie !

25 janvier 2018 - Mikaëla - "Hypothèses"

Les cuisines de l’autogestion

On vous a dégoté une vidéo fort intéressante, pour mettre le nez dans les cuisines de l’autogestion.
– Travail un jour, travail toujours… ! –
Il s’agit d’un entretien entre Franck Lepage, conférencier gesticulant bien connu, et Luc Carton, sociologue et philosophe belge.

C’est à voir et à lire dans ce billet sur notre carnet de recherche hébergé par la plateforme hypothèses.org

Luc Carton
22 janvier 2018 - L'équipe - Participez/Soutenez !

Adhésions 2018

 

Non, ce n’était pas le radeau de la Méduse ce bateau…

BATEAU TAMIS

Avec la nouvelle année qui s’annonce, nous continuons à naviguer courageusement et joyeusement dans notre triangle des Bermudes, entre les sciences sociales, les arts et techniques et l’éducation populaire.

Malgré la houle et les remous (il nous a fallu écoper quelques tonneaux d’eau sacrément salée durant cette rentrée d’automne tempétueuse), le Tamis tient le vent et maintient le cap !

Si l’année 2016-2017 était surtout placée sous le signe des ateliers (vous a-t-on déjà dit que les ateliers sont aussi des constellations ?) – des ateliers d’anthropologies coopératives et créatives que nous avons développés avec énergie et animés avec enthousiasme, nous persistons à couvrir l’horizon du regard, à relier des points éloignés sur les cartes, à faire des ponts et à développer des activités transfrontalières.

Pour 2018 nous continuerons donc à penser et à fabriquer, à faire circuler les savoirs des sciences sociales à Marseille et dans les environs, sur la toile et le papier, dans les écoles et les cafés !

Nous avons besoin de vous pour nous aider à tenir la voilure !

Vos adhésions comptent (énormément !) car elles feront vivre cette aventure collective encore un peu plus loin…

Merci !

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iles

Et pour celles et ceux qui aiment faire les choses en musique, nous vous conseillons évidemment Les copains d’abord, dans ce clip tout à fait remarquable où Georges Brassens semble se sentir comme un poisson dans l’eau !

Illustrations : Claire Favre-Taylaz