28 septembre 2022 - L'équipe - Chroniques sur le guidon

ALLEZ SAVOIR #3 : Voyage aux confins des temps

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« Oh non, mon sablier est bloqué !

Est-ce la première fois que le temps s’arrête ?

Y a-t-il déjà eu des fins du monde ?

Voyageurs, voyageuses,

j’ai besoin de vous pour résoudre l’énigme des confins des temps ! »

Dimanche 25 septembre 2022, le Tamis a participé à la 3ème édition du festival des sciences sociales Allez Savoir, organisée par l’EHESS en partenariat avec la Ville de Marseille, qui s’est déroulée à la Vieille charité et portait cette année sur la thématique du temps. Dans son jeu de piste “Voyage aux confins des temps”, créé pour l’occasion, l’association a proposé aux visiteurs et visiteuses de parcourir passé, présent et futur afin de questionner l’historicité et la diversité culturelle des récits d’effondrement.

Partant par petits groupes à la recherche d’indices, les explorateurs et exploratrices ont pu rencontrer des personnages fabuleux leur apportant des éléments de réflexion sur la fin des temps. Tout d’abord, la Maîtresse du temps désemparée par l’arrêt soudain de son sablier, les munissait d’une boussole insolite – un cadran de navigation spatio-temporelle – et leur priait de partir à l’aventure pour l’aider à resynchroniser le cours du temps.

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Dans la salle très académique du CMOT –  Comité Mondial d’Observation de la Terre – une scientifique déjantée tenait une conférence sur les dérèglements de la Terre, du soir au matin et du matin au soir en passant par le midi, et employait les plus courageux.ses pour reconstituer des archives photographiques d’animaux hybrides, mystérieusement disparus au cours des dernières décennies. Voici quelques spécimens, retrouvés par les voyageur.se.s :

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Les petits groupes d’exploration, qui suivaient les ronds colorés balisant leur parcours dans les coursives du bâtiment labyrinthique, se retrouvaient ensuite un étage plus bas, au fond d’une salle du Musée d’Archéologie Méditerranéenne de Marseille, au beau milieu de représentations antiques associées à la guerre et la mort… C’est là que, d’une oreille attentive, les investigateurs et investigatrices se laissaient séduire par la tragique histoire de Cassandre, dont les yeux pouvaient voir des présages que nul ne voulait ni pouvait entendre ou croire. Le dieu Apollon avait frappée cette femme courageuse d’une malédiction, alors qu’elle avait osé lui tenir tête en refusant ses avances. Aucun rapport entre cette antique histoire et l’actualité n’est exclu !

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Puis, traversant l’Océan et gravissant les étages du musée, enfants et adultes se sont retrouvé.e.s nez-à-nez avec la Déesse maya Ixchel, dans la salle consacrée au Mexique du MAAOA. On l’associe souvent au déluge et à la destruction du monde, mais aussi à la fertilité et la maternité. Avec elle, les voyageur.se.s ont pu découvrir le fonctionnement circulaire et cyclique des calendriers mayas, et l’histoire de leur destruction par des colons européens, effrayés par les symboles représentant le serpent, un animal que les Mayas associaient pourtant aux cycles du vivant et le flux du temps.

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Mais pour retourner au départ du jeu et conclure l’énigme, un passage vers le futur s’imposait. C’est ainsi que les voyageurs et voyageuses ont pu rencontrer No@h, la femme augmentée, capable de capter le rayonnement de la Terre avec son antenne de haute technicité, dans son temple de l’Éternité. Programmée en langage binaire et non-binaire pour sauvegarder l’humanité à l’aide de son Arche – une embarcation de fortune en bouteilles en plastique (en réalité, une œuvre de l’exposition Objets migrateurs installée sous la superbe voute ovale de la chapelle de la Vieille Charité), elle proposait aux participants d’encoder des souvenirs du vivant et des fragments de l’histoire de l’humanité auxquels ils étaient attachés, et qu’il fallait sauvegarder en cas de catastrophe.

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Après avoir été invité.e.s à décoder les symboles de leurs cadran de navigation spatio-temporelle et à les synchroniser, les participant.e.s rencontraient enfin les deux gardiennes de l’énigme, des indices et du livre des réponses. Le jeu de piste se concluait alors par le décodage collectif d’une mystérieuses énigme permettant à chacun.e de retrouver sa place dans le présent.

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Plus d’une soixantaine d’aventuriers et d’aventurières de tous âges sont sortis victorieux.ses de ce parcours loufoque, poétique (et certainement un peu politique) et ont su nous éviter, vous l’aurez remarqué, un désastre apocalyptique. Merci mille fois à elles et eux !

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De gauche à droite: Élodie, Lucille F., Mikaëla, Flo, Julia, Violeta & Claire.

29 août 2022 - L'équipe - Chroniques sur le guidon

#Teaser – Voyage aux confins des temps

Découvrez le teaser rétrofuturiste du jeu “Voyage aux confins des temps”, une animation proposée dans le cadre du festival des sciences sociales Allez Savoir, dont la thématique 2022 est “À contre temps“.

Le pitch du jeu :

Le jeu de piste “Voyage aux confins des temps” se déploie au sein de la Vieille Charité et propose aux visiteurs et visiteuses de parcourir passé, présent et futur, seuls ou en petits groupes d’exploration, afin de questionner l’historicité et la diversité culturelle des récits d’effondrement. Dans une ambiance mêlant raison et déraison, les participants et participantes sont amenées à rencontrer cinq personnages inspirés de l’histoire et des mythes associés à la chute civilisationnelle, la disparition des mondes ou la fin des temps, puis à résoudre une mystérieuse énigme.

Création originale de l’association marseillaise Le Tamis – Anthropologies coopératives, spécialisée dans la médiation des sciences sociales, cette animation destinée aux petits comme aux grands propose une expérience ludique stimulant la réflexion et le questionnement vis-à-vis des discours contemporains associés à la collapsologie et à la fin des temps.

Animation : Flo Boux, Julia Henin, Lucille Florenza, Violeta Scioville et Mikaëla Le Meur

 

Retrouvez une présentation des intervenantes du Tamis ainsi que toutes les informations pratiques sur le site du festival.

Lors des éditions précédentes, vous aviez aimé l’Odysée surnaturelle ? Tiss-Me – sur le fil migratoire ? Alors rejoignez-nous !

Disclaimer : ce teaser vidéo ne fait pas partie de la communication officielle du festival. C’est une initiative (décalée) du Tamis ! Voilà en revanche l’affiche officielle :

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13 août 2022 - L'équipe - Chroniques sur le guidon

Enquête Mezze, le Tamis met la main à la pâte de l’enquête-collecte “pour tous les goûts”

Entre octobre 2021 et février 2022, trois membres du Tamis  (Marjolaine, Lucille et Violeta) ont participé à un des « projets fédérateurs » du Mucem, dénommé MixMezze impliquant des usager·ère·s de structures sociales marseillaises d’âges et de quartiers différents. Ce projet s’inscrit en prolongement de l’actuelle exposition semi-permanente « Le Grand Mezzé » consacrée à la cuisine méditerranéenne. Au cœur du projet se trouvait la mission de co-créer une exposition itinérante sur la question « Qu’est-ce qu’un repas réussi ? », finalement intitulée “Pour tous les goûts”.  Neufs structures y ont participé : le CCO Bernard Dubois, le Centre Social Mer et Colline, le Centre Social Saint-Just-La Solitude, le Centre Social Le Grand Canet, le Centre Social La Capelette, EPFF, le Centre Social L’Olivier Bleu, les Muses Urbaines et Because U. Art.

Dans ce cadre, nous, les animatrices du Tamis, avons été chargées d’initier les participant.e.s aux méthodes de l’enquête-collecte,  d’accompagner ces moments d‘enquête et d’inventorier l’ensemble des matériaux. Il s’agissait, à travers ces activités, de partager les savoirs et méthodes des sciences sociales en initiant les participant·e·s à l’observation, à la re-découverte de leur environnement proche, et à l’entretien.

La recette d’une bonne enquête-collecte

Le projet a débuté avec la découverte de l’exposition « Le Grand Mezzé » au Mucem par chacun des groupes.

Visite de l’exposition « Le Grand Mezzé » par un des groupes

La formation à l’enquête-collecte se déroulait par la suite au Centre de Conservation et de Ressources (CCR) du Mucem, avant de commencer le travail de collecte dans les quartiers des centres sociaux des groupes de participant·e·s.

La visite au CCR, dans les coulisses des fonds du Mucem, a permis de se glisser petit à petit dans la peau de l’anthropologue. Il s’agissait premièrement pour les participant·e·s de s’exercer aux méthodes de l’observation et de la prise de notes. En quête d’objets en référence aux “repas” parmi tous ceux présentés dans l’appartement témoin, les participant·e·s étaient invité·e·s à partager leurs souvenirs et histoires personnelles associés aux objets. La deuxième partie des ateliers au CCR était consacrée à la formation aux méthodes d’entretiens. Nous leur proposions de réfléchir ensemble aux manières de poser les bonnes questions en tant qu’enquêteur.rice, sans intimider la personne interrogée, tout en se sentant soi-même à l’aise. Les groupes ont pu s’exercer en interrogeant le personnel du CCR.

Les ateliers d’enquête-collecte au sein des structures se sont quant à eux déroulés en deux ou trois séances par groupe. Les premiers échanges sur le thème du repas (de manière générale et personnelle),  ont permis aux participant.e.s de se rendre compte que tout le monde n’a pas les mêmes expériences et points de vues sur le sujet. Pour préparer la collecte du matériel visuel et sonore, nous avons donc imaginé des jeux de rôle et des exercices pratiques afin de les initier à certains des piliers de l’entretien semi-directif tels que l’importance de mettre de côté son avis afin d’être le plus à l’écoute possible et de recueillir la parole de l’autre.

Exercice d’initiation à l’entretien. Centre social St Just La Solitude.

Enquêteur.rice ou enquêté.e ?

Comme dans tout atelier mené par Le Tamis, notre intention de départ s’est adaptée aux envies des participants et des participantes. Selon les groupes, les enquêtes-collectes ont donc pris des orientations différentes.

Pour certains, l’enquête s’est surtout déployée en interne. Leurs membres ont pris tour à tour les positions d’enquêté·e·s ou d’enquêteur·rice·s. Ce fut par exemple le cas avec le groupe de femmes du centre social St Just La Solitude. Une grande partie des participantes se connaissait déjà en amont de la mise en place des ateliers et les séances d’enquête ont dès le départ été l’occasion de riches échanges et discussions sur tel ou tel plat, technique de cuisine, recette, etc. Toutes avaient très envie de valoriser leurs savoir faire et leurs expériences tout en étant curieuses des connaissances de leurs collègues. Nous avons donc décidé d’organiser des séances d’entretiens collectifs. Séparés en deux groupes d’environ 5/6 personnes, les participantes se sont prêtées au jeu de l’entretien en questionnant leurs consœurs pour ensuite raconter elles-mêmes leurs expériences culinaires. À EPFF, le groupe préexistait également aux ateliers et certain·e·s de ses membres se sentaient peu confiant·e·s à l’idée d’interroger des personnes extérieures au groupe. Si quelques entretiens ont été réalisés avec du personnel ou des usager·ère·s du centre social, les échanges ont surtout eu lieu entre les membres du groupe autour de la thématique des repas de fêtes tels que ceux réalisés lors de l’Aïd, de mariages, ou de naissances.

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D’autres groupes sont davantage partis arpenter les alentours des centres sociaux pour recueillir des récits et des histoires de « repas réussis ». Le groupe d’enfants du CCO Bernard du Bois a par exemple mené des entretiens avec des restaurateurs ou client·e·s de restaurants et de cafés de Belsunce. Ils et elles ont même parfois dégusté de bons petits plats fraichement préparés, poussant l’enquête jusqu’à l’observation participante.

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Le groupe du Centre Social La Capelette est également parti en exploration dans un lieu de leur quartier : la ferme urbaine Le Talus. Si certaines l’avaient déjà fréquenté en tant qu’usagères, l’enquête fut l’occasion de changer de rôle en interrogeant les acteur·rice·s de ce lieux avec curiosité et minutie lors d’une visite guidée approfondie.

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Le groupe de femmes rassemblé par Because U Art a quant à lui joué le jeu des aller-retour entre des rencontres avec des commerçant·e·s du quartier de Noailles, et la collecte dhistoires d’objets apportés par les participantes. Les ateliers ont ainsi été l’occasion d’expérimenter la position d’enquêteur·rice·s et d’enquêté·e·s, voire parfois même de se positionner dans l’entre-deux de ces deux versants de l’enquête ethnographique souvent présentés comme distincts. Approcher l’Autre, l’écouter, rebondir mais aussi se raconter soi-même, échanger des anecdotes et prendre part à la discussion, autant de positions hybrides qui ont produit de fructueux matériaux d’enquête et, nous l’espérons, de riches expériences pour les participant·e·s.

La phase d’enquête collecte de ce projet d’exposition a permis de rassembler au total une soixantaine d’entretiens (représentant plus de 9h d’enregistrements), plus de 80 photos, une trentaine d’objet et une dizaine de recettes. Chaque élément de cet inventaire est accompagné d’une fiche objet, tel que pratiqué dans les enquêtes-collectes du Mucem. Tous ces éléments ont été délivrés aux équipes du Mucem et aux participant·e·s. Ils sont résumés dans un inventaire thématique réalisé par nos soins. Si notre intervention au Tamis s’est arrêtée là, des ateliers de sélection, de mise en forme et de scénographie ont été réalisés par la suite afin de créer l’exposition itinérante « Pour tous les goûts ». Lancée en juin dernier au centre social L’Olivier Bleu, elle sera exposée au CCO Bernard du Bois du 14 septembre au 12 octobre. 

2 juillet 2022 - Violeta - Chroniques sur le guidon

Du lycée au cinéma : récits d’enquête d’apprentis anthropologues

Chausser les lunettes de l’anthropologue, pour (re)découvrir des mondes (mé)connus et ceux qui y travaillent… Au cours d’une série d’ateliers animés en avril de cette année par Marjolaine et Violeta, animatrices anthropologues Tamis, les élèves de la classe Passerelle du lycée de La Calade ont découvert et expérimenté les outils de l’enquête ethnographique. Après deux séances d’enquêtes, l’une dans l’enceinte de leur lycée, et une autre dans les coulisses du cinéma L’Alhambra, voici leur restitution, où les participant.e.s ont créé de beaux portraits audio-visuels en se servant de leurs voix, des photos prises pendant les enquêtes et deux cartographies sensibles.

Les cartographies ont été faites à la fin des séances d’enquête pour permettre aux participant.e.s de visualiser collectivement leur exploration des salles du lycée et du cinéma. A l’aide de leurs carnets de terrain, ils.elles se sont souvenu.e.s des rencontres et des expériences qui les avaient le plus marqués pendant l’enquête et ont rempli le fond d’une carte proposé par les animatrices avec des descriptions, des citations des personnes interviewées, leurs observations et leurs sentiments subjectifs, qui ont ensuite été transformés sous forme de récits, à réécouter ici.

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AU LYCÉE

Jeunes bacheliers.ères de filières professionnelles, ils.elles se préparent pendant un an à leur entrée dans les études supérieures. Leur initiation à l’anthropologie se teinte de toute leur curiosité pour les parcours personnels et professionnels des personnes qu’ils vont rencontrer durant leurs enquêtes. Après une première séance d’introduction de l’anthropologie et de ces outils, et d’une formation aux exercices d’observation et d’entretien, le groupe est prêt pour se lancer dans leur première enquête. Les apprentis anthropologues collectent la parole d’une grande variété de personnels du lycée qu’ils.elles côtoient tous les jours, découvrant des parcours qui les surprennent. En pleine énième vague Covid au moment de l’enquête, ils.elles décident de mettre en avant leur rencontre avec Laurence, infirmière du lycée.

Capsule n°1 : Le bureau de l’infirmière Laurence

avec les voix de : Jean-Christophe et Ben

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Crédits : toutes les photos des lieux explorés ont été prises par les élèves participants du lycée La Calade

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A L’ALHAMBRA

Après cette première enquête dans un lieu connu, leur lycée, les jeunes partent à la découverte d’un autre lieu, moins connu cette fois. Au cinéma de l’Alhambra ils.elles ne connaissaient que la grande salle où ils vont régulièrement en classe pour voir des films. L’enquête leur donne cette fois l’occasion de découvrir les coulisses. En parlant avec le directeur, et la directrice adjointe, le projectionniste, le caissier et un stagiaire, ils.elles les interrogent le sur leur travail quotidien, leur parcours professionnel et sur le fonctionnement de l’Alhambra comme cinéma associatif. Le groupe profite d’un accès exceptionnel aux bureaux, au jardin, aux archives et à la salle de projection. Très inspiré.e.s par ces rencontres et découvertes, leur restitution nous permet de revivre à travers leurs yeux et leur voix l’ambiance des lieux et des rencontres qu’ils.elles ont choisi pour partager ici en forme des portraits sonores.

Capsule n°2 : On commence notre enquête à l’Alhambra

avec les voix de : Hacene, Jean-Christophe, Ben, Chaouline, Meliza et Sarah

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Capsule n°3: La salle de spectacle

avec la voix de : Sarah

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Capsule n°4: La Salle de Projection

avec la voix de : Hacene

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Capsule n°5 : Le directeur de cinéma William et le tableau d’Ernest Pignon-Ernest dans son bureau

avec les voix de : Sarah et Meliza

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Tableau Ernest Pignon-Ernest

Capsule n°6 : La directrice adjointe du cinéma Amélie

avec la voix de : Chaouline

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Ces ateliers ont été financés par la Région Sud dans le cadre du programme APERLAC. Le Tamis remercie l’équipe pédagogique du lycée La Calade et le cinéma L’Alhambra pour cette belle collaboration et leur chaleureux accueil.

4 décembre 2019 - L'équipe - Chroniques sur le guidon

LIVING LEGENDS – Suite et fin de l’édition marseillaise

Retour sur l’atelier à l’estaque

 

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Après avoir été accueillis par Urban Prod pour le premier atelier à Belsunce, nous sommes partis à l’Estaque pour investir le cinéma de quartier l’Alhambra. Pendant sept jours, les jeunes de l’Epide et de Sigma Formation ont recueilli et donné vie à de nouvelles histoires. Celles-ci nous ont été contées par des anciens du quartier sur les lieux où elles se sont déroulées comme le port ou la chapelle de Notre Dame de la Galine dans les hauteurs du quartier. Ces belles rencontres ont insufflé de nombreuses idées et ont amené à la réalisation de courts métrage en stop motion très créatifs. Pour les décors, les participants ont récupéré des matériaux locaux comme du sable, des coquillages et plantes. Des habitants ont été mis à contribution pour les voix off. Et nombreux sont ceux qui nous ont fait don de matériaux recyclés.

clôture festive du projet : projections et spectacles de contes

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Les deux ateliers terminés et les six films réalisés, nous avons organisé deux restitutions festives : la première à Coco Velten, lieu culturel implanté à Belsunce, et la seconde dans la salle de cinéma de l’Alhambra. L’occasion de réunir tous les participants, leurs proches, les partenaires et d’ouvrir les séances aux riverains et curieux. Désireux de partager toujours plus d’histoires, Mireille Drogoul, Bernard Ghirardi et Mohamed Adi, conteurs locaux, invités pour l’occasion, nous ont enchanté.

Les films sont désormais disponibles sur le site internet du projet Livings Legends, où vous pouvez également visionner l’ensemble des courts métrage réalisés à travers le monde.

Revivez avec nous les moments forts du projet avec la vidéo du making off !

un grand merci à

– la Cinta Corta pour cette belle aventure commune

– tous les participants et “anciens” qui se sont prêtés au jeu de la collecte d’histoires orales

– tous nos partenaires (Urban Prod, Coco Velten, le Théâtre de l’Oeuvre, l’Alhambra, l’Epide et Sigma formation)

– la Fondation SNCF

– et aux 86 personnes qui ont soutenu le projet via la campagne de crowdfunding